ABBÉ GALANT. Rokoko Mode 1787.

ABBÉ GALANT. Les délassemens du bois de Boulogne. Rokoko Mode 1787. Galerie des modes et costumes français 1778-1787.
ABBÉ GALANT. Les délassemens du bois de Boulogne. 1787.

Les délassemens du bois de Boulogne.

Robe de taffetas uni d’une couleur tendre, garnie de même. L’habit fond Jaunatre, moucheté, veste et culotte blanches.

Der Bois de Boulogne ist ein Wald und Park im Arrondissement XVI (Passy) im Westen von Paris, in der Nähe des Vorortes Boulogne-Billancourt.

ABBÉ GALANT

« Le costume de ce qu’on appelle un Abbé a singulièrement changé depuis le commencement du dix-huitième siècle; il ne faut pas toutefois s’étonner de ce changement et s’imaginer que les jeunes Abbés de nos jours soient différens de ceux des tems passés; il serait aisé de démontrer que leur costume a subi dans chaque siècle diverses modifications; que dans tous les tems ces innovations ont excité de vives réclamations et qu’au fond la différence du costume ne rend les hommes ni meilleurs, ni plus dangereux.

« Mais cette discussion n’est point de notre sujet et nous conduirait trop loin; il s’agit uniquement de crayonner le costume d’un Abbé galant et poète, lisant avec enthousiasme une pièce de vers qu’il a composée.

« Sa soutanelle à manches fort étroites est agrafée sous un très petit rabat: sa veste ouverte par le haut laisse appercevoir que les abbés se sont avisés d’avoir des chemises à jabot; quant aux manchettes, leur adoption est un peu plus ancienne; elles ont succédé aux petites bandes de linon bleuâtre, connues sous le nom d’amadis, et qui se plaçaient à l’extrémité des manches.

« Je ne parle point de la bague que ce petit Abbé poupin porte à l’index; il est vrai qu’il a pris fantaisie à quelques petits Abbés de porter la bague à ce doigt, pour la distinguer de l’anneau pastoral et indiquer qu’ils n’avaient ni évêché, ni abbaye; mais cette mode ayant eu peu de crédit, il est inutile de s’en occuper plus longtems.

« La coëffure de ce jeune poète est une demi-grecque, avec deux boucles circulaires, le favori rabattu devant l’oreille; il a le derrière de la tête apanagé d’une calotte luisante et bombée, dite calotte au reverbère; elle est d’une très belle écaille noire, ou du moins de coco j les calottes de basane, celles même de maroquin, ne sont presque plus de mise que parmi le très bas clergé, ou dans la Province. »

Quelle: Galerie des modes et costumes français 1778-1787: dessinés d’après nature / réimpression accompagnée d’une préface par M. Paul Cornu. Paris: Émile Lévy: Librairie centrale des beaux-arts. (Reprint 1912).

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